mercredi 8 janvier 2014

Publication

Plus rien depuis le 6 juillet, déjà ?! Holy cow ! Il est grand temps d'y remédier, même si c'est pour du réchauffé déjà publié sur Facebook : le mois dernier (novembre, donc) a vu la parution du recueil "Les Mots en Héritage" du très dynamique Stephan Van Puyvelde de l'association Novelas. S'y trouve, parmi d'autres gemmes du même calibre, ma nouvelle "L'Eté de la Grande Sécheresse" ...

Stephan a également convoqué des illustratrices et -teurs pour synthétiser en un dessin le contenu de chaque nouvelle, et force est de constater que le tout "donne" sacrément bien !

Le recueil est disponible en s'adressant directement à Stephan via la page Facebook de Novelas, et vous pouvez également lire ma nouvelle dans mon petit recueil en pdf en haut à droite de ce même site.

Merci de me lire, et je vous souhaite une sympathique année à venir, tant qu'à faire !

 Illustration d'Alexis Dourdine

samedi 6 juillet 2013

Recyclage


Comme prévu, le roman s'inspire de mes petits voyages ...

Noémie : " Un peu plus tard encore, me voila peinant à grimper la même côte, désormais au cœur d’un blizzard apparu en un claquement de doigts. Chaque fois que je relevais le visage dans l’espoir d’enfin apercevoir le sommet, une rafale de grêle venait me punir d’une gifle dans la face. On n’y voyait pas à dix pas, de toute manière, la faute à cette brume de malheur. Le plus perturbant lorsqu’on est pris dans le blizzard, si vous avez déjà remarqué, c’est cette impression de ne jamais avancer d’un pouce, peu importe le temps et les efforts. Tout s’uniformise autour de vous et vous ne verriez même pas la différence si on remplaçait soudain la route par une assiette de farine géante. Bref, pas d’autre choix que de marcher courbé en deux, les yeux vers la route, un pas après l’autre, avec la sueur qui vous inonde le cou, les bras, et finit par vous donner l’impression glauque d’avoir muté en une sorte d’attrape-mouches géant. "


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vendredi 28 septembre 2012

Je ne sais vraiment pas où je vais avec ça ...

Premier morceau de texte écrit en plus d'un an, hooray ! Hélas pour moi - vu comme je deviens vite obsédé par un récit dont je veux connaitre le dénouement - on dirait que je suis parti pour du long terme ...

" La première fois que j’ai cru revoir Rusty, l’écureuil d’Owen, j’étais allée pique-niquer au parc avec deux collègues férues de yoga. La décence voudrait-elle que je passe sous silence leur humour redoutable consistant à glisser, chaque fois que le climat le permettait, qu’elles sortaient prendre leurs « poses de midi » ? Probablement, mais peu importe.

Le temps qu’elles se mettent à leurs premiers étirements, j’avais peu à peu vu mon menton plonger de lui-même dans les pages de mon bouquin du moment, « Une Porte sur l’Eté » de Robert Heinlein si mes souvenirs sont bons, ou peut-être était-ce « Tender Is The Night » de Fitzgerald. C’est qu’en ce temps-là, allez savoir pourquoi, il m’était difficile de rester concentrée sur mon sujet, quel qu’il soit, plus de deux minutes d’affilée. Peu importait l’intérêt des anecdotes, l’urgence du travail à fournir ou la difficulté d’une recette, quelque chose en moi devait juger que rien n’en valait vraiment la peine, parce qu’aussitôt je perdais le fil au profit d’un pivert dans le jardin ou d’une bande dessinée en solde sur le net. Une amie de ma mère, qui avait trop lu Dolto et consorts, voulait mettre cela sur le compte du libre arbitre d’un inconscient trop longtemps refoulé, ou autre connerie du genre. Mais mon point de vue à moi, c’est que je me désagrégeais jour après jour, juste comme n’importe qui d’autre sur cette planète, et qu’il n’y avait pas de quoi en faire un plat.

Chez mes collègues Beth et Laura, en revanche, aucun souci de concentration à déplorer. Il fallait les voir dans leurs postures alambiquées, respiration régulière, pas un muscle qui ne frémisse, insensibles - ou feignant de l’être – à l’agitation habituelle du parc. Ce qui ne manquait jamais de m’impressionner, c’était la façon dont l’une et l’autre s’y prenaient pour éviter que leur tee-shirt ne leur tombe sur le visage chaque fois qu’elle se retrouvaient la tête en bas. Utilisaient-elles une ceinture abdominale en velcro, de l’amidon à forte dose ? Vraiment, je n’en avais pas la moindre idée.

Juste avant que Rusty n’entre en scène, Beth m’a tirée de ma torpeur en proposant de m’initier à quelques mouvements de base, à quoi je me suis empressée de répondre par une grimace gênée qui signifiait en substance : « Oh, non merci ! Tu sais bien que je suis trop timide pour m’exhiber ainsi au milieu de tout le monde ! » et elle a aussitôt laissé tomber. Du haut de ses vingt-deux ans, Beth n’en est pas moins directrice – par alliance, mais tout de même – de l’agence de voyage dans laquelle je bossais à l’époque, si on peut appeler ça ainsi. Son grand plaisir dans la vie, en dehors de fourguer de la pyramide et des pirogues aux petits vieux, c’était de voir les quatre employées sous ses ordres former une belle famille unie, sans secrets, rancunes ou jalousies, tout ça. On s’invitait donc souvent les unes les autres pour un repas à domicile, et il arrivait aussi que nous passions le week-end ensemble à sauter dans les arbres ou descendre des rapides en kayak, vous voyez le genre. Pour autant, personne à ma connaissance n’a jamais osé lui avouer à quel point elle pouvait être cruche, quand elle s’y mettait. Pas une mauvaise personne, hein ! Mais rien que les encadrements de ses caniches nains au bureau, seigneur … On pouvait y voir Emeraude sous son ombrelle japonaise, Bijou partageant une crème glacée avec sa maîtresse, Reggie dans son petit manteau en poil de lama certifié, Emeraude encore, posée sous une cloche de verre telle une véritable pierre précieuse ou un fromage. Moi je m’en fichais, à vrai dire. Pour ce que ça changeait, elle aurait tout aussi bien pu les photographier en action avec des boucs en rut, ses molosses.

Mais je m’égare déjà, revenons au parc et à l’apparition de Rusty.
Ce mois d’août-là, on traversait une canicule rare pour la région, ce qui n’empêchait pas de nombreux joggeurs de sillonner les allées en suant et soufflant pire que les oies du Capitole. Il y avait des petits vieux à l’air sévère et concentré, de jeunes loups en short moulant, quelques bonnes femmes replètes entre deux âges, comme on dit pour être poli. Tous s’en donnaient à cœur joie, exhibant leurs habits en fibres spéciales et leurs chaussures dernier cri. Quelques varices et bourrelets pour rendre le spectacle plus humain, aussi.
Bref, c’est à ce moment-là que Rusty est descendu tête la première d’un arbre non loin pour se dresser sur les pattes arrière et me fixer longuement, les narines frémissantes. Rien d’étonnant à ce que cela se produise au beau milieu d’un parc, vous me direz, sauf que l’animal avait la queue anormalement penchée vers la droite et qu’une de ses oreilles manquait à l’appel, résultat, je le savais, d’une rixe avec un félin dont Owen, son futur maître, l’avait tiré de justesse. J’en suis restée comme deux ronds de flan, jusqu’à ce que Rusty m’adresse un clin d’œil appuyé avant de disparaître sous un buisson.
« Une crampe, Noémie ? »
Laura, mon autre collègue, me fixait d’un air étrange, assise jambes écartées et joue sur le mollet. Beth a encore une fois mentionné quelque chose à propos du yoga, et il est vrai que je devais moi aussi avoir une drôle d’allure, genre cocker à l’arrêt, truffe en avant et gueule ouverte. Naturellement, il était hors de question de répondre quelque chose comme « Vous n’allez pas me croire : il y a un écureuil qui vient de me faire un clin d’œil ! », parce qu’alors elles m’auraient toutes deux conseillée d’arrêter la drogue, chose que je n’aurais pu supporter un jour pareil.
Comme sous hypnose, je me suis levée pour aller inspecter de près l’endroit où j’avais vu se faufiler Rusty. Je l’ai appelé à voix basse, mais en vain. Mes bras ne tremblaient pas, au contraire de mes pensées et souvenirs, où c’était le chaos généralisé. Trois années sans Owen, bon sang, trois années à subir réminiscences et échos à chaque coin de rue, chaque bateau de papier dans le caniveau. Au moins Rusty était-il réel, lui, rien à voir avec une projection de mon esprit. Comme ces deux-là, eux aussi, avaient été inséparables autrefois … Rusty avait son épaule de préférence, la gauche, et il fallait le voir narguer les matous depuis son perchoir ! Parfois, Owen faisait l’idiot à courir, danser ou virevolter sur la musique qu’il avait en tête, et c’était à peine si l’animal bronchait, tout au plus s’assurait-il une meilleure prise de ses petites griffes. Résultat, la veste et les chemises d’Owen étaient toujours trouées au même endroit, ce dont il se fichait pas mal, par ailleurs.
Quand j’en ai eu assez de passer pour une golfeuse en perdition à défricher les fourrés dans un sens puis dans l’autre, je suis retournée m’asseoir parmi mes collègues passablement intriguées. J’étais quelque peu stoned, il faut bien l’avouer. Pas du genre groggy ou hébétée, juste aérienne comme jamais. Dans mon esprit, il n’y avait pas la moindre inquiétude à l’idée d’avoir laissé passer ma chance, rien à voir avec un train que l’on arrive tout juste à toucher du bout des doigts avant la fin du quai. Même si j’aurais été bien en peine de l’expliquer, cette apparition inattendue de Rusty me semblait obéir à une logique infaillible, comme si le destin venait de me rappeler à lui pour me faire savoir qu’il n’en resterait pas là, cette fois.

vendredi 7 septembre 2012

Holy smoke, THAT long ?!

Vous vous souvenez des tamagoshis, ces espèces d'amulettes électroniques abritant une créature qui cassait sa pipe à moins qu'on ne l'alimente régulièrement ? De retour sur ce blog après plusieurs mois d'incativité, je me dis que j'ai du bol que Google/Blogspot compte sur moi pour continuer à générer du traffic à qui faire voir les pubs de ses partenaires !

Le fait est que j'aurais presque mérité de voir ce site viré sans ménagement, puisque même dans la vraie vie, je n'ai en effet pas écrit la moindre ligne depuis mon retour du Canada et la finalisation du découpage de la bd "L'Eté de la Grande Sécheresse" (affaire encore en cours, d'ailleurs). Pas davantage tenté de publier quelque vieillerie, ou de contacter le moindre éditeur. Ce n'est pas que j'aie connu une phase particulièrement glandeuse ou dépressive, juste que l'heure n'était pas à l'écriture, tout simplement ...

Début janvier 2012, cependant, alors que je me dirige sans grand enthousiasme vers l'agence pour l'emploi de mon quartier, je décide de rallonger quelque peu le trajet via d'engageantes ruelles tout en vieilles bicoques et vieux pavés branlants. Comme aurais-je pu deviner que cette déviation presque inconsciente allait déboucher sur un futur nouveau récit, dès lors que mon maudit (ou béni, c'est selon) troisième œil y "aperçut" un homme tout sourire oublié au fond d'un trou laissé béant par des ouvriers des eaux ou du téléphone, qui sait. Cet homme, je lui ai aussitôt imaginé des tenants et aboutissants à sa présence en ce lieu insolite : je le voyais bien, par exemple, incapable de se faufiler dans sa rame de métro habituelle pour cause de trop plein, décider de rentrer chez lui au hasard des rues, le nez en l'air pour mieux contempler les merveilles architecturales d'une ville qu'il croyait pourtant bien connaître, ne pas voir le trou s'approcher, y tomber, puis préférer rester au frais, hors factures, klaxons et clopes qui s'amoncellent dans le caniveau. Puis, c'est à Noémie que j'ai pensé, me disant qu'il pourrait s'agir d'une fille de la campagne montée en ville - comme chaque semaine - pour y retrouver son soupirant du week-end, et qui va elle aussi rencontrer cet ermite urbain, discuter le bout de gras, etc.

8 mois de notes nocturnes, principalement

Une semaine plus tard, je me réveillais pour griffonner une suite possible, au dos d'une vieille enveloppe de la Mutuelle ramassée au hasard. Le lendemain, je notais dans un sms que Noémie rencontrerait également une "fille à l'écureuil". A quel moment, où ? Mystère ! Puis - note suivante - : il sera question d'une quête. Et d'un iceberg. De fantômes gloutons, aussi. D'un grand-père bougon, sorte de Père Fourras en Alaska. Et d'une fille qui lisse ses cheveux pendant des heures dans un bus, d'un garçon qui lui en coupe ensuite une mèche à son insu, pour s'amuser. Des images, des paroles, comme une histoire oubliée qui revient peu à peu en mémoire, au gré de bouts de papier au pied du lit ...

Puisse le trajet en valoir la peine, et s'achever de mon vivant !

mercredi 7 décembre 2011

Une vieillerie qui ne me flanque pas trop la honte, pour changer

Rituel (nouvelle)

Les âmes meurtries ont ce don étrange,
parfois, de ramener les morts en ce monde le temps de les souiller davantage puis de les perdre à nouveau.

Elle, c'est Catatonie, ma nouvelle poupée humaine.

Je l'ai cueillie il n'y a pas vingt minutes sur le perchoir d’où elle et ses semblables, indolentes, dodelinaient de la tête au rythme de l'informe fond musical. Les heures menant à cette rencontre n’avaient été qu’une longue dérive d’une rue à l’autre, hagard, plus vraiment vivant ni déjà mort, disons entre deux eaux. C’est qu’avec tant de colère pour m’étourdir en permanence des tempes au cœur, comment parvenir à encore faire la distinction ? Chacun sa méthode pour refaire surface, faut croire : moi, je n’ai jusqu’à présent rien trouvé de mieux que de sortir m’acheter n'importe quoi de cher, sans réfléchir. Si je paie, c’est que je suis !

Darlène est partie comme une voleuse, un soir de février. Tout au long de l’allée traversant notre jardinet typique bungalow pour moins de trente ans à emploi précaire, il y avait ses pas imprimés dans la neige fraîche, en une piste à sens unique qui devenait boue dés le trottoir. Sa fuite avait eu beau s’amorcer depuis quelque temps déjà, je n’en cherchai pas moins un post-it ou note quelconque, un message sur le répondeur, un mot tracé au rouge à lèvres sur le miroir de la salle de bain. Mais elle n’avait laissé dans son sillage ni pourquoi, ni adieu, ni tu me manqueras. J'avais une fois de plus mal aux yeux, trop d’heures à pianoter le clavier du boulot, mais qu’y faire ? M’en faire greffer d'autres et courir le risque d’égarer les jolis sourires et battements de cils qui y flottent vaille que vaille ? Dans le doute, autant les garder.

Darlène disait que chaque larme versée était la rosée sous laquelle s’éveillerait le sourire du lendemain. A l’en croire, on ne plongeait jamais dans le désespoir que par facilité, pour éviter de devoir envisager des solutions peut-être plus pénibles encore. S’il n’y avait ses yeux vides et une bouche sans passion, les habits tristement bon marché - deux morceaux d’étoffe joints par une fermeture éclair géante qui la transforme en cosse à peine gracieuse -, Catatonie en serait le portrait fidèle. Il a suffi que je lui tende les mains pour qu’aussitôt elle me suive de la caisse enregistreuse jusqu’au parking, de là un court trajet en bon père de famille - surtout, ne pas attirer l’attention de par une conduite trop fougueuse - et nous voici au petit bois traversé par la Romance, où la version étudiante de ce qui fut jadis un couple heureux partageait naguère son repas de midi. Désormais, le sol y est jonché de canettes, bouteilles défoncées, capotes, un vieux parapluie rouge vif qui s'y meurt, échoué tel un albatros épuisé.

Catatonie ... Tu es la glace, et moi le feu. Une femme tronc dont je suis la sève. Ton visage est une banquise où coule et fond ma sueur. Tu es à moi, geôle ! Et mon sexe, ustensile fébrile de plomb brûlant, de réduire en copeaux ta carapace palpitante de mollusque hébété ! Déjà une lave de sang me coule du dos à l'estuaire des reins, comme ses ongles acérés me lacèrent. L’animal écume, au bord de l’indécision, il hoquette fiévreux, en une massue de désir brutal et aveugle ! Je la fends en deux, ma petite garce ! Le brasier s'étend avidement, ses paupières s'embrasent et ses cils, feu de broussaille, allument enfin son regard. Mes doigts, toujours plus rêches, s'enfoncent dans sa peau tiède pour à leur tour y creuser de profonds sillons sanglants, gestes répétés telle la formule magique me reliant à la Darlène d’autrefois, en une somme de quelques souvenirs flous ; Darlène qui fuit parce que je ne peux lui offrir le salut et ne me laisse d’autre choix que d’assouvir en d’autres ma soif d’elle. Je suis la mort, pour vous servir, et c'est la souffrance d'autrui qui me nourrit, leur déchéance et leurs affres qui m'abreuvent.

Catatonie brûle de tout son corps, à présent, et la poudre de sa peau coule sous la mienne, ciment de chair morte. Mélangeons nos cendres et partons en fumée au premier vent ! Vivons éternellement liés, dans la pluie et la terre de ce monde qui n'aura eu de cesse de nous vomir ! Un dernier cri comme l'âpre nectar me transperce, puis il n’y a plus que moi, haletant sous la pluie fine au bord de la Romance. Suis-je déjà vivant ou encore mort ? Quelle importance ?

Le mal aux yeux ne m'a pas quitté, si seulement je n'avais pas à ce point peur de perdre à jamais les jolis sourires et battements de cils qui y flottent vaille que vaille ...

mercredi 23 novembre 2011

Enfin un semblant d'activité !


Soyez rassurés (ou pas, c'est selon), le maître de ces lieux n'a pas encore mis la clé sous le paillasson ! Simplement, l'actualité littéraire n'est pas très remplie en ce moment, la faute à une recherche d'emploi et des formations tout azimut .... Sans compter le fait que j'ai surtout envie de travailler sur des récits de voyage en ce moment et que je préfère attendre une idée vraiment originale plutôt que de pondre un récit comme j'en ai déjà tant écrits. Mais les idées s'accumulent dans le carnet près de ma table de nuit, et l'envie est toujours bien présente !

Là où ça bouge vraiment, en revanche, c'est du côté de ma comparse Marion Duclos, qui se donne sans compter pour boucler le dossier de l'adaptation bd de ma nouvelle "L'été de la Grande Sécheresse". Il faut savoir que Marion et moi venons d'univers bd très différents et avons donc parfois dû "batailler" ferme - en tentant de garder notre ego à distance et dans le respect l'un de l'autre bien sûr - pour maintenir possible cette collaboration. C'est d'autant plus satisfaisant et enrichissant d'arriver à quelque chose dans ces conditions, je trouve ! Et c'est ainsi que j'ai le grand plaisir de dévoiler ci-dessous quelques unes des premières planches colorisées ...

(Pour rappel, la nouvelle évoque un gamin et son oncle qui embarquent à bord d'un voilier suite à la soudaine montée des océans du monde entier, tandis que la sœur préfère elle rester sur terre et attendre que la situation revienne à la normale)



ps : Si ça intéresse quelqu'un, les livres qui sont entre mes mains ou viennent de les quitter sont/étaient : le dernier volume de la Saga du Swamp Thing, toujours aussi beau et sombre (de plus en plus ésotérique aussi), Generation A de Douglas Coupland, qui démarre sur les chapeaux de roues, "Le Blé en Herbe" de Colette, un classique frais et touchant que je n'avais jamais lu (honte à moi) mais voila qui est réparé justement grâce à Marion, et la très belle bd Daytripper de Fabio Moon et Gabriel Bà.

lundi 22 août 2011

Recueil "Addictions (et autres plaisirs de la vie quotidienne)"


Voici une collection de courts textes écrits avec pour points communs le manque que ressentent ses personnages, et la manière dont ils vont le combler vaille que vaille. Ces nouvelles ont toutes été écrites au cours de l'année dernière et ont bénéficié, pêle-mêle, de la lecture (enfin!) du Désert des Tartares, d'une invitation pour un mariage à la campagne, de boulots déprimants, d'une pure cigogne d'Alsace, de péniches aperçues depuis le chemin de halage le long de la Meuse, d'une promenade au pays des Collines (vers Flobecq, quelque part par là), d'une célèbre chanson des sixties, de l'apparition récurrente d'un sympathique fantôme, des plaines glacées du Canada et de l'Alaska, de la série télé Dexter, des bd's de Jiro Tanigushi, de la rencontre avec une styliste de talent, des séances de cerf-volant à la Mer du Nord, et surtout, des amis qui cessent de l'être sans raisons apparentes ....

Un clic ici, et le recueil est à vous !

Enjoy ! Et merci d'être là !

ps : ces textes ont naturellement fait l'objet d'un dépôt auprès d'une société de droits d'auteur.